Lorsque le législateur a remis tous les pouvoirs aux Ordres professionnels pour évaluer les compétences et autoriser qui pouvait exercer une profession
au Québec pour la protection du public, s'est-il assuré que les Ordres le faisaient bien, de façon respectueuse, avec éthique?
Ou bien s'est-il simplement dit: "Un professionnel est assurément compétent pour évaluer un autre professionnel."
Qui dit évaluation des compétences, dit compétence en ÉDUCATION, avec un diplôme en éducation, avec de l'expérience en éducation,
avec des notions d'andragogie (pas seulement de pédagogie) et tout un bagage en enseignement et en éducation.
Or ce n'est pas le cas dans les équipes des Ordres professionnels. Certes dans chaque Ordre (ingénieurs, psychologues, vétérinaires,
comptables, médecins, avocats, etc...), vous allez retrouver des professionnels d'expérience dans leurs champs d'activités, mais ont-ils
des qualifications en enseignement, en éducation, en évaluation des compétences? Réponse: NON. On n'ose pas alors
contacter le législateur pour lui dire qu'il n'a pas les compétences, pour décider, qui a les compétences pour évaluer les compétences.
Ce n'est pas parce que vous êtes ingénieur que vous pouvez évaluer un autre ingénieur. Ou un médecin, évaluer un autre médecin.
Ce qui est en jeu ici, c'est non seulement la protection du public, mais SURTOUT le respect des droits et de la dignité humaine à pouvoir exercer une profession au Québec. Lorsqu'on constate que:
On peut se demander comment les Ordres peuvent prétendre être compétents à évaluer les compétences. Pour mieux comprendre prenons un exemple réel.
Un professionnel de 63 ans, né et gradué universitaire au Québec, avec 40 ans d'expérience, est travailleur autonome ayant une PME
(par souci de confidentialité sans nommer sa profession: ingénieur, comptable, vétérinaire,... peu importe).
Tout va bien pour lui. Ses clients sont satisfaits, il est populaire, son entreprise va bien, ses employés sont heureux,
il n'a jamais utilisé ses assurances professionnelles. Un professionnel exemplaire.
Un bon jour le CIP de son Ordre débarque dans son bureau pour réviser ses dossiers. L'inspecteur du CIP (un professionnel),
n'accorde pas une bonne note au professionnel car il n'est pas d'accord sur certains points techniques et administratifs.
L'inspecteur après 3 heures d'entrevue, sort de sa mallette un contrat de limitation de pratique pour offrir au professionnel
(de s'emputer lui-même) de signer et ainsi de se priver volontairement d'exercer 90% de ce que représente sa profession et ses revenus.
Sous le choc, le professionnel ne comprend rien, n'accepte pas et ensuite débute 5 ans d'enfer juridique avec l'Ordre, qui lui
coûteront plus de $100,000 en avocats et en contre-expertises. Tout cela pour TENTER de garder son droit de pratique (et son entreprise).
L'Ordre revient à la charge en exigeant au professionnel de faire un examen théorique en 3 heures à l'issue duquel
si le professionnel ne réussit pas, on lui imposera de retourner à l'université 2 ans. Imposer cela à un professionnel de 60 ans,
vous pensez que c'est humain?
Évaluation des compétences, limitation et radiation.
Bien évidemment il n'a pas réussi l'examen. Dans sa pratique normale, il aurait pris 2-3 jours à le faire en toute tranquillité.
En passant, voyez ce qui est arrivé à un autre professionnel de plus de 70 ans, qui a refusé de faire un examen imposé par son Ordre:
Radié pour refuser de faire l'examen.
Finalement, le professionnel trouve des experts externes (de peine et de misère) qui font l'analyse de ses documents et la conclusion est
que c'est l'inspecteur de l'Ordre qui a tort et que l'évaluation des compétences n'a pas été bien faite.
Eh, bien, vous savez quoi? L'Ordre en question n'a même pas commenté les rapports externes, a maintenu sa
décision et finalement a limité le professionnel à être vendeur et à seulement pouvoir répondre au téléphone sans pouvoir exercer sa pratique.
On parle ici d'un professionnel de 40 ans d'expérience avec une carrière parfaite! Des cas comme celui-ci, il y en a des centaines
chaque année au Québec, comme sur cette page:
La situation.
C'est ça la protection du public par les Ordres professionnels au Québec et les compétences à évaluer les compétences chez les professionnels?
Quand on écoute des histoires comme celles-là on peut se demander quelles sont les motivations réelles de l'Ordre. Est-ce réellement la protection du public? Le professionnel intimé dérange-t-il des compétiteurs? L'Ordre essait-il de justifier des postes d'inspecteurs en crucifiant des professionels? Est-ce une question d'égo et de power-trip d'inspecteur? On a vu dans le passé des policiers abuser de pouvoir. On a entendu parler d'harcèlement au travail. Est-ce ce qui arrive ici? Le professionnel et le public doivent-ils en faire les frais? C'est cela la vérité, le respect de la dignité humaine et la justice au Québec? Les Ordres ont-ils le monopole de la vérité? N'avez-vous jamais entendu dire: 5 experts, 5 opinions différentes? Doit-on parler de monopole, ou bien de domination, de cartel et d'inquisition?
Le monopole des compétences accordé aux Ordres professionnels, bien qu'instauré pour protéger le public (par manque d'encadrement de mesures de contrôle), présente des risques majeurs : cloisonnement des soins, corporatisme limitant l'accès aux actes, et rigidité freinant l'innovation ou l'intégration de nouvelles expertises. Cela peut aussi créer des pénuries artificielles de main-d'œuvre. Plusieurs dénoncent le manque de contre-pouvoir des Ordres, voir cette vidéo: Le pouvoir démesuré des Ordres.
Le corporatisme et la défense des privilèges
Le cloisonnement des soins et services
Pénuries et coûts élevés
Compétence, est-ce que cela veut dire seulement connaissance de la science (capacité de faire un examen en 3 heures) ou bien l'usage également de jugement, de bon sens, d'éthique et d'humanité? Le monopole des compétences et les grands pouvoirs conférés aux Ordres professionnels sont-ils vraiment gérer convenablement? Cela sert-il seulement à cultiver un régime de domination et de peur? Cela ne va-t-il pas plutôt à l'encontre de la protection du public et du respect humain de l'accès au travail pour les professionnels?
Si vous comme professionnel (ingénieur, médecin, psychologue, vétérinaire, thérapeute, ou autre...) ou vos proches pensez avoir subi du harcèlement organisationnel institutionnel systémique moral et psychologique provenant d'un Ordre professionnel par des abus de pouvoir, n'hésitez pas à nous contacter. Nous connaissons plusieurs professionnels dans de nombreuses disciplines qui ont expérimenté ces traitements et qui sont maintenant limités de pratique ou radiés. Voir la page suivante: Sonneur d'alerte. Si vous êtes témoin d'une situation de la sorte, n'attendez pas qu'il soit trop tard, et n'hésitez pas à nous contacter. La première rencontre téléphonique est gratuite. Nous sommes là, pour:
Il est temps de briser le silence et de s'entraider.
Pour un temps limité l'UPQ l'Union des professionnels du Québec offre une consultation
gratuite de 30 minutes.
N'hésitez pas à nous contacter.
UPQ – L’Union des professionnels du Québec
www.upq.legal
Tél.: (514) 622-9940
Conseils et assistances d'urgence pour les professionnels du Québec, 7 jours/7.