Ordres ou désordres professionnels au Québec?

Le climat et la culture laissent-ils croire à des Ordres ou à des Désordres professionnels?

Les Ordres professionnels au Québec protègent-ils vraiment le public? Il semble que la signification du mot ORDRE ne soit pas la même pour tous. Du moins dans la façon de l'appliquer ou de faire respecter l'ordre. Pour certains, les façons de faire appliquer l'ORDRE sont par des: sanctions, punitions, sentences, l'éxécution, la domination, l'imposition, le stress, la douleur, l'absence d'équité en justice, l'omerta, l'absence de contre pouvoir, la destruction de carrière, la limitation de pratique, la radiation, le suicide ..., faisant plus croire à une leadership de DÉSORDRE sous un régime d'inquisition. Alors que pour d'autres, l'application et le respect de l'ORDRE passe inévitablement par: le respect humain, l'éthique, la compassion, l'altruisme, l'empathie, la médiation, le droit au travail, etc., tandis que l'oppression est inacceptable. Donc, deux types de gestion totalement différentes, pour obtenir la protection du public. Donc, l'ordre n'est pas seulement une question d'organisation, de discipline et de responsabilités. L'aspect respect humain est aussi très important.

La détresse et le régime terreur qu'on retrouve dans l'univers des Ordres professionnels, permet de reconsidérer le mot ORDRE à DÉSORDRE. Du moins, selon le constat du travail de recherche sur la page: La situation.

Les familles n'élèvent pas leurs enfants de la même façon. Il y a la façon dictatoriale basée sur la punition, la menace et la terreur avec des parents autoritaires et dominateurs. Puis il y a la façon basée sur le renforcement, les récompenses, les encouragements, la motivation, avec des parents qui laissent place à la prise de décision, à l'initiative, la créativité, et l'innovation avec un esprit de compassion, d'empathie, d'altruisme, de bon sens et d'humanité. Il semble qu'actuellement chez les Ordres cet esprit soit totalement absent.

La plupart d'entre-vous détenez un permis de conduire? Certains depuis longtemps, 10-40 ans et plus. Comme conducteur pour devez respecter les règles, respecter les signaux routiers et conduire prudemment pour éviter les accidents et pour la sécurité du public. De nombreux nouveaux règlements de la route et de nouvelles signalisations sont apparus depuis l'obtention de votre permis et vous les avez appris sur le tas (vous n'avez pas retourné à l'école). Il y a aussi les policiers qui vous surveillent et vous remettent une contrevention et même allant jusqu'à la suspension du permis dans certains cas extrêmes, si vous conduisez en état d'ébriété, etc. D'un autre côté, vous avez besoin de votre permis de conduire pour aller travailler, pour gagner votre vie et aussi pour vos activités personnelles. Est-ce qu'on vous arrête dans la rue à l'improviste, ou même avec un avis de 30 jours pour vous demander de faire un examen de conduite en 3 heures (théorie, pratique)... et à l'issue duquel, si vous ne réussisez pas parfaitement, on vous enlève votre permis de conduire, on vous renvoie faire un cours complet et pendant ce temps vous devez vous promener en taxi, en métro ou en autobus? Est-ce que pour avoir brulé un feu rouge ou passé un arrêt ou encore mal stationné votre véhicule on vous limite à conduire seulement dans un rayon de 10 kilomètres? Vous me voyez venir? Eh bien, c'est avec cet esprit, cette politique et cette culture qu'on traite les professionnels au Québec. Voici deux cas réels (mais il y en a beaucoup d'autres):

Cas no.1 - Les Ordres et la protection du public:
Un professionnel de 63 ans, né et gradué universitaire au Québec, avec 40 ans d'expérience, est travailleur autonome ayant une PME (par souci de confidentialité sans nommer sa profession: ingénieur, comptable, vétérinaire,... peu importe). Tout va bien pour lui. Ses clients sont satisfaits, il est populaire, son entreprise va bien, ses employés sont heureux, il n'a jamais utilisé ses assurances professionnelles. Un professionnel exemplaire. Un bon jour le CIP de son Ordre débarque dans son bureau pour réviser ses dossiers. L'inspecteur du CIP (un professionnel), n'accorde pas une bonne note au professionnel car il n'est pas d'accord sur certains points techniques et administratifs. L'inspecteur après 3 heures d'entrevue, sort de sa mallette un contrat de limitation de pratique pour offrir au professionnel (de s'emputer lui-même) de signer et ainsi de se priver volontairement d'exercer 90% de ce que représente sa profession et ses revenus. Sous le choc, le professionnel ne comprend rien, n'accepte pas et ensuite débute 5 ans d'enfer juridique avec l'Ordre, qui lui coûteront plus de $100,000 en avocats et en contre-expertises. Tout cela pour TENTER de garder son droit de pratique (et son entreprise).

L'Ordre revient à la charge en exigeant au professionnel de faire un examen théorique en 3 heures à l'issue duquel si le professionnel ne réussit pas, on lui imposera de retourner à l'université 2 ans. Imposer cela à un professionnel de 60 ans, vous pensez que c'est humain? Évaluation des compétences, limitation et radiation. Bien évidemment il n'a pas réussi l'examen. Dans sa pratique normale, il aurait pris 2-3 jours à le faire en toute tranquillité. En passant, voyez ce qui est arrivé à un autre professionnel de plus de 70 ans, qui a refusé de faire un examen imposé par son Ordre: Radié pour refuser de faire l'examen.

Finalement, le professionnel trouve des experts externes (de peine et de misère) qui font l'analyse de ses documents et la conclusion est que c'est l'inspecteur de l'Ordre qui a tort et que l'évaluation des compétences n'a pas été bien faite. Eh, bien, vous savez quoi? L'Ordre en question n'a même pas commenté les rapports externes, a maintenu sa décision et finalement a limité le professionnel à être vendeur et à seulement pouvoir répondre au téléphone sans pouvoir exercer sa pratique. On parle ici d'un professionnel de 40 ans d'expérience avec une carrière parfaite!

Cas no.2 - Les Ordres et la protection du public:
Un professionnel de 45 ans avec un PhD gradué universitaire au Québec, a tout d'abord enseigné sa spécialité à l'université, reconnu comme un expert professionnel. Ensuite, il a travaillé 10 ans dans une grande organisation et finalement vers l'âge de 43 ans il a laissé son emploi et ouvert son propre bureau comme consultant professionnel travailleur autonome d'une PME. Vers l'âge de 45 ans, son Ordre lui envoie un avis pour une inspection de sa pratique. L'inspecteur n'est pas d'accord concernant certains points de ses dossiers. Bien que les dossiers soient sécuritaires et sans plaintes du public, l'inspecteur ne partage pas l'avis du professionnel PhD et accorde une note faible au professionnel. Par la suite, le CIP (comité d'inspection professionnelle) demande au professionnel de passer un examen de 3 heures, concocté sur mesures par les acolythes de l'Ordre. Le résultat... bien sûr le professionnel ne réussis pas l'examen sous le stress. Le CIP, en déduit que le professionnel est un danger public et sanctionne le professionnel à retourner sur les bancs universitaires pour refaire des formations pendant 1.5 ans. Dont une formation de base, que le professionnel avait lui-même enseigné comme professeur à l'université 10 ans auparavant. Pendant tout ce temps le professionnel est limité de pratique, de sorte qu'il ne peut plus exercer sa profession et pas obtenir de revenus. Le professionnel étant marié avec une famille et un enfant, il n'a pas les moyens financiers pour argumenter avec un avocat auprès des tribunaux, concernant la décision abusive de son Ordre. Donc, Il se plie aux décisions et retourne à l'université. Attendez... c'est pas fini.

Le professionnel PhD, se retrouve donc sur les bancs d'école, interdit de pratique et sans revenus, à l'âge de 45 ans avec des étudiants de 20-25 ans. Après 1.5 ans le professionnels termine et réussi tous les cours exigés par le CIP mais le CIP lui demande de repasser une seconde fois un examen concocté par les acolythes de l'Ordre. Résultat? Le professionnel échoue une seconde fois l'examen de l'Ordre. Ne sachant plus que faire, le professionnel comparait devant le CIP et le comité lui propose un mentor pour 1-2 mois. Le professionnel ne pouvant pas trouver un mentor, l'Ordre lui propose un mentor qui n'a aucune connaissance ou compétence dans son domaine. Après environ 2 mois, le mentor signe le formulaire et Le professionnel obtient de nouveau son droit de pratique.

C'est ça la protection du public par les Ordres professionnels au Québec et les compétences des Ordres à évaluer les compétences des professionnels.

Je passe sous silence plein d'autres histoires incluant de suicide de professionnels en détresse face à des examens remettant en jeu leurs droit de travailler comme professionnel. Quand on écoute des histoires comme celles-là on peut se demander quelles sont les motivations réelles de l'Ordre. Est-ce réellement la protection du public? Le professionnel intimé dérange-t-il des compétiteurs? L'Ordre essait-il de justifier des postes d'inspecteurs en crucifiant des professionels? Est-ce une question d'égo et de power-trip d'inspecteur? On a vu dans le passé des policiers abuser de pouvoir. On a entendu parler d'harcèlement au travail. Est-ce ce qui arrive ici? Le professionnel et le public doivent-ils en faire les frais? C'est cela la vérité, le respect de la dignité humaine et la justice au Québec? Les Ordres ont-ils le monopole de la vérité? N'avez-vous jamais entendu dire: 5 experts, 5 opinions différentes? Doit-on parler de monopole, ou bien de domination, de cartel et d'inquisition?

Et vous comme professionnel ou membre du public, que pensez-vous de cela? Quels sont vos commentaires? Nous serons contents de vous entendre à ce sujet et de récolter vos témoignages.

Si vous comme professionnel (ingénieur, médecin, psychologue, vétérinaire, thérapeute, ou autre...) ou vos proches pensez avoir subi du harcèlement organisationnel institutionnel systémique moral et psychologique provenant d'un Ordre professionnel par des abus de pouvoir, n'hésitez pas à nous contacter. Nous connaissons plusieurs professionnels dans de nombreuses disciplines qui ont expérimenté ces traitements et qui sont maintenant limités de pratique ou radiés. Voir la page suivante: Sonneur d'alerte. Si vous êtes témoin d'une situation de la sorte, n'attendez pas qu'il soit trop tard, et n'hésitez pas à nous contacter. La première rencontre téléphonique est gratuite. Nous sommes là, pour:

  • Vous écouter dans votre détresse et faire le point;
  • Vous expliquer l'univers et la culture des Ordres professionnels au Québec;
  • Parler des qualités à rechercher chez un avocat en droit professionnel;
  • Vous mettre en contact avec un autre professionnel qui a vécu une expérience comme la vôtre et bénéficier de son expérience;
  • Prévenir d'éventuelles poursuites en vous aidant comme travailleur autonome professionnel ou dirigeant d'une PME, à réviser vos dossiers, plans, rapports si vous êtes seul dans votre entreprise (double vérification avant de les soumettre à vos clients) pour réduire le risque d'erreurs, analyser votre façon de travailler (offres de services, contrats, factures, rapports...), trouver des partenaires professionnels pour vous aider, etc.;
  • Vous offrir la possibilité de vous regrouper ou de témoigner de votre expérience.

Il est temps de briser le silence et de s'entraider.
Pour un temps limité l'UPQ l'Union des professionnels du Québec offre une consultation gratuite de 30 minutes.

N'hésitez pas à nous contacter.

UPQ – L’Union des professionnels du Québec
www.upq.legal
Tél.: (514) 622-9940

Conseils et assistances d'urgence pour les professionnels du Québec, 7 jours/7.

Nous sommes là pour aider les professionnels au Québec.